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Parution d'un hors-série "Cambodge, mémoire de l'extrême" par la revue Art Absolument

Présentation du numéro par la revue:

"Les interrogations sur le devoir de mémoire et ses excès éventuels n’ont de sens que pour des drames historiques qui ont été reconnus et étudiés, dont les responsables ont été jugés, et dont les témoins et les survivants ont pu de ce fait commencer un travail d’élaboration et de deuil.

Toute autre est la situation du Cambodge, où la question serait plutôt de savoir de quel degré d’amnésie peuvent s’accommoder la société cambodgienne et la communauté internationale. Non seulement les principaux responsables, à l’exception des cinq accusés actuellement en procès à Phnom Penh, n’ont jamais été jugés, mais les anciens khmers rouges continuent d’occuper de nombreux postes officiels, jusqu’aux plus hauts sommets de l’État.

Face à ce phénomène d’effacement qui fait qu’une grande partie des jeunes Cambodgiens ignorent l’existence même du génocide, l’art a exercé dès le début une fonction de mémoire. C’est notamment grâce à des films documentaires ou de fiction – Kampuchéa 78 (1978) de Nicolas Victorovic ou La Déchirure (1984) de Roland Joffé – qu’il a été très tôt possible de prendre la mesure de l’ampleur des crimes commis.

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"DAZIBAO": L'art et la culture aujourd'hui, en France et en Europe, entretiens vidéos réalisés par la revue Cassandre/Horschamp

Présentation du projet par la Cassandre/Horschamp:

"Depuis quinze ans Cassandre/Horschamp s’efforce de contribuer à un retour des arts vivants au rôle actif qu’ils doivent jouer dans la société contemporaine, ainsi qu’à un échange d’idées entre les acteurs des arts et de la culture et tous ceux que l’on appelle les « publics ». Pour cela, de la revue au blog microCassandre et au site www.horschamp.org en passant par de nombreux débats et rencontres, notre association s’est dotée d’une « boîte à outils » à la disposition de tous, que nous enrichissons de nouveaux outils chaque fois que nous le pouvons. Le dernier-né d’entre eux : une série de vidéos dans lesquelles les enjeux culturels et artistiques sont explorés et mis en questions avec des acteurs qui nous semblent en phase avec les besoins de l’époque.

Nous avons choisi de débuter cette série d’entretiens autour des effets sur la production artistique de l’obligation de rentabilité imposée par des politiques ultralibérales, par une première conversation avec Régis Hébette qui essuiera donc les plâtres de cette aventure… Régis dirige le Théâtre de l’échangeur à Bagnolet, un espace transfrontalier entre les genres artistiques, les publics et les réflexions sur la place des arts vivants dans notre société, qu’il a créé en 1996 avec l’équipe de la compagnie Public chéri dans d’anciens ateliers de couture."

Premières vidéos: Régis Hébette, directeur du Théâtre de l’échangeur à Bagnolet. Entretien Nicolas Roméas, réalisation Yanic Gornet.

Lien vers les vidéos: ici

Parution du numéro 84 de la revue Cassandre: "Europe: no culture, no future"

"Dans une Europe en voie de thatchérisation avancée, la culture est en ligne de mire des sectateurs ultralibéraux.







Les institutions européennes ne laissent aucune place digne de ce nom à l'art et à la culture au sens plein de ce mot. À ce dont nous savons fort bien qu'il ne peut être réduit à des chiffres sans être détruit. Comme l'écrivit le psychanalyste Roland Gori, la guerre est déclarée entre Homme tragique et Homme économique.

Ce que nous appelons culture, en vérité tout ce qui ne saurait être évalué par des méthodes chiffrées sans perdre sa substance, cet univers du symbole, de la pensée, ce monde non-marchand, est pris dans l'œil d'un cyclone qui voit toutes les dépenses publiques soumises aux diktats des marchés. Comment leur résister ? Il s'agit, comme nous le rappellent les jeunes combattants Stéphane Hessel et Jean Lacouture, qui se sont récemment exprimés à Théâtre Ouvert, de ne jamais cesser de s'indigner !




Et d'exiger que l'Europe prenne les droits culturels en compte comme Droits de l'Homme fondamentaux et imprescriptibles……







En attendant, en compagnie de penseurs et d'artistes comme Mohamed Rouabhi, Jean-Michel Lucas, Hanif Kureishi, D' de Kabal, Lenah Strohmaier et beaucoup d'autres, une inévitable insurrection des consciences européennes..."




Plus d'infos: www.horschamp.org

"Jean de la Fontaine, dessins & drapeaux" du 10 janvier au 12 mars 2011 au Salon d'art à Bruxelles

"Dans la pratique du vaudou haïtien, les drapeaux — chacun représentant un esprit — sont promenés pendant les grandes occasions pour afficher leur présence et leur puissance, sinon ils restent cachés. Pourtant, depuis quelques décennies, beaucoup de drapeaux étincelants de paillettes brillantes de mille feux, telles les écailles de quelque poisson fantastique, ont été produits pour être vendus directement sur le marché de lʼart. Ceux-ci, comme les autres, représentent des esprits du panthéon vaudou, appelés lwa... même sʼils ne sont pas consacrés.

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Editorial # 2: « L’art, un principe actif ? »

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« Principe actif : partie composante d'un corps chimique ou d'un médicament, qui lui confère des propriétés particulières. » (Dictionnaire français de médecine et de biologie, t. 3, 1972)

 

« L’art, un principe actif ? » Cette question constituait, à peu de choses près, la totalité de l’appel à contributions que nous avons lancé pour ce numéro. Il nous importait de laisser ouverts tous les possibles, toutes les pistes pour tenter d’approcher ce que l’art – ce que nous appelons « art », ce qui nous parle et nous saisit comme art – produit comme réaction, au sens chimique du terme, dans notre espace intime et dans notre espace commun.

 

Des arts plastiques aux arts de la scène, en passant par la musique ou la littérature, de la « Vieille Europe » au « Nouveau Monde », d’hier à aujourd’hui, les propositions que nous avons reçues ne se privent pas d’explorer de multiples horizons, parmi une infinité d’autres sans doute. L’art pour guérir. L’art pour apprivoiser la mort, les morts. L’art pour s’inventer une identité. L’art pour sauver l’éphémère, l’art pour sauver la mémoire. L’art pour reconfigurer les coordonnées du réel pas si inamovibles qu’on le croit, l’art pour s’expérimenter autrement. Les principes actifs de l’art pour faire fuir la belle assurance de l’Art institutionnalisé.

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L’ « Art de l’autre » : Alix Cléo et Jacques Roubaud

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Alix Cléo Roubaud, gravement asthmatique depuis l’enfance, était hantée par la maladie et la mort. Mais elle était aussi photographe et il semble que la photographie ait joué un grand rôle pour l’aider à vivre. Terrassée par une embolie pulmonaire à 31 ans, elle laisse son mari seul. Or, pour Jacques Roubaud, l’écriture devient le seul geste efficace pour vaincre l’anéantissement et penser la mort de l’être aimé. Il se lance dans un exercice systématique de « prose de mémoire », qu’il intitule Le Grand Incendie de Londres, et un travail de poésie qui donnera Quelque chose noir.

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« Dans le style » : esquisse d’une mise en forme de l’émancipation

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« Mais les êtres s'échappent toujours, et nous leur échappons aussi, ils sont sans contours fermes. La vie, de ce point de vue, est sans style. Elle n'est qu'un mouvement, qui court après sa forme, sans la trouver jamais. »

Albert Camus (L'Homme révolté)

En cette ère où s'accumulent et se dispersent les sphères détachées du monde sensible, l'art est à la recherche du principe même de sa propre inscription dans le réel, et donc de sa capacité à transformer celui-ci. La notion de style, trop souvent évacuée en sciences sociales, constitue un point d'appui significatif pour développer une réflexion sur le caractère manifeste de l'art.

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Claude Régy et François Tanguy, artisans d’un théâtre apolitiquement politique

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« Le politique ne peut apparaître au théâtre que de façon indirecte, sous un angle oblique. Le politique acquiert de l’importance au théâtre uniquement à cette condition précise que l’on ne peut en aucun cas le traduire ou le retraduire dans la logique, la syntaxe et la terminologie du discours politique en usage dans la réalité sociale. Cette constatation nous mène directement vers une formule paradoxale, en apparence seulement, à savoir que l’on doit penser le politique non pas comme représentation, mais comme irruption du politique. »

Hans–Thies Lehmann, « Sarah Kane, Heiner Müller : approche d’un théâtre politique » in Danan, J., Ryngaert, J.–P., Ecritures dramatiques contemporaines (1980-2000) - L’avenir d’une crise, Etudes Théâtrales, n° 24–25, Louvain-la-Neuve, 2002, p. 162–163.

 

Pensé comme « irruption du politique », le théâtre politique contemporain est un contre–modèle au réalisme politique qui, à partir d’un maillage implacable d’images et de discours, impose une représentation unique qu’il prétend être la seule version possible du monde. Ceux qui contestent les « vérités » de ce réalisme politique sont taxés d’immaturité et de fantaisie. Résistant à ce dogmatisme politique, l’esthétique affirme que le monde n’existe pas en dehors des représentations qu’on en a et qu’il y a, dès lors, autant de mondes que de visions du monde. Démultiplier les angles, réaliser des contrechamps : le combat est aujourd’hui esthétique.

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« Des machines à faire des vierges » – Etude analogique entre la pratique artistique de Piotr Kowalski et le training de l’acteur

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Piotr Kowalski (1927-2004) demeure incontestablement un électron libre, un artiste difficilement classable dans les taxinomies actuelles des historiens de l’art. L’étude de son œuvre protéiforme, ancrée cependant dans une démarche des plus cohérentes, tend à démontrer que le principe actif prend forme dans une perspective synaptique. L’homme n’a eu de cesse de créer des zones de contact en confrontant le vocabulaire artistique et scientifique. Ainsi, Piotr Kowalski rend le spectateur actif en déconstruisant dans un premier temps ses acquis. La (re)construction qui s’ensuit se formule comme une mise en abyme : apprendre à apprendre. L’analogie avec le training d’acteurs, et plus précisément les pratiques de l’Odin Teatret, élargira l’analyse de cette démarche. Comment apprend-on à apprendre ? Comment rendre la perception vierge ? A travers cette association entre production plastique et exercice de l’acteur, la démarche artistique tend à se définir comme processus de recherche.

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Le théâtre autochtone du Québec : un art porteur d’identité

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Pour se faire une idée des avancées artistiques autochtones au Canada et plus spécifiquement au Québec, du type de rapport qu’entretiennent autochtones et non autochtones et de la place occupée par les Arts autochtones et notamment le théâtre autochtone, il faut sans conteste tenir compte de la situation coloniale qui perdure à l’endroit de ces populations.

Depuis plus d’une décennie, 300 millions d’autochtones présents dans septante pays se regroupent et s’organisent, formant une vaste communauté d’intérêts reconnue et légitimée par les Nations Unies depuis 2007 et donnant à leurs revendications identitaires une portée politique internationale.

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La chanson de tradition orale pour enfants en langues kanak (Nouvelle-Calédonie) : un principe musico-culturel actif, en renouvellement constant

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Il ne s’agit pas dans cet article de momifier la tradition du chant enfantin, mais plutôt de fournir des éléments précis de réponse sur son fonctionnement et son évolution. Je chercherai donc à démontrer comment, en tant que phénomène musico-culturel actif, elle se perpétue, se transforme et se réactualise dans une société elle-même en pleine mutation.

Malgré l'irruption des Occidentaux dans son univers en 1774, cette civilisation a pu conserver l'essentiel de la culture qui fonde sa vie sociale et sa pensée, tout en s’adaptant à la présence des Européens. Longtemps considérés comme des acteurs de formes culturelles révolues, comme « des spécimens sortis de la préhistoire », les Kanak ont affirmé leur identité, depuis le festival Melanesia 2000 en 1975 et l’émergence des mouvements indépendantistes. La musique, la danse, l’art plastique et la littérature en sont l'expression privilégiée.

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« Inventer un art instituant » : rencontre avec Werner Moron autour de sa pratique des « principes actifs de l’art »

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S’ouvrir au dehors, créer des liens, multiplier les pistes, forger patiemment les articulations entre différentes compétences : tels sont les soucis constants de Werner Moron dans sa pratique artistique. « Une œuvre d’art, collée au mur, éclairée avec un spot, ça, c’est le 20e siècle », nous explique l’artiste au sein du « musée de l’éphémère », au pied du terril du Thier, en banlieue de Liège.

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« L’art pour mieux vivre » : conversation avec Frantz Zisseler, artiste-plasticien

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Le but de cet entretien est de réfléchir sur les différentes approches générées par le rôle et statut de chacun, de confronter des points de vue, de les provoquer et d'en débattre. Il importe, dans ce débat à deux voix, de laisser la parole libre s'exprimer, de ne pas la laisser s'enfermer dans un discours consensuel ou aseptisé. Quel point de vue adopte le praticien ? Quel regard porte le consommacteur culturel ?

 

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PUBLICATION: Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, "Artivisme, art militant et activisme artistique depuis les années 1960", Editions Alternatives, 2010

Artivisme, art militant et activisme artistique depuis les années 1960

Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi

Editions Alternatives, 2010

Présentation par l'éditeur: "L’artivisme est l’art d’artistes militants. Il est parfois l’art sans artiste mais avec des militants. Art engagé et engageant, il cherche à mobiliser le spectateur, à le sortir de son inertie supposée, à lui faire prendre position. C’est l’art insurrectionnel des zapatistes, l’art communautaire des muralistes, l’art résistant et rageur des féministes queers, l’art festif des collectifs décidés à réenchanter la vie, c’est l’art utopiste des hackers du Net (hacktivistes d’une guerilla teckno-politique), c’est la résistance esthétique à la publicité, à la privatisation de l’espace public… Dans cette galaxie, on trouve JR, Zevs, les Yes Men, les Guerilla Girls, Critical art ensemble, Reclaim the streets, Steven Cohen, Reverend Billy, etc. Sur près de 200 pages largement illustrées, Artivisme dresse un état des lieux des pratiques contemporaines d’art radical."

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