Parution d'un hors-série "Cambodge, mémoire de l'extrême" par la revue Art Absolument
Par La Rédaction, jeudi 27 janvier 2011 à 23:50.
Présentation du numéro par la revue:
"Les interrogations sur le devoir de mémoire et ses excès éventuels n’ont de sens que pour des drames historiques qui ont été reconnus et étudiés, dont les responsables ont été jugés, et dont les témoins et les survivants ont pu de ce fait commencer un travail d’élaboration et de deuil.
Toute autre est la situation du Cambodge, où la question serait plutôt de savoir de quel degré d’amnésie peuvent s’accommoder la société cambodgienne et la communauté internationale. Non seulement les principaux responsables, à l’exception des cinq accusés actuellement en procès à Phnom Penh, n’ont jamais été jugés, mais les anciens khmers rouges continuent d’occuper de nombreux postes officiels, jusqu’aux plus hauts sommets de l’État.
Face à ce phénomène d’effacement qui fait qu’une grande partie des jeunes Cambodgiens ignorent l’existence même du génocide, l’art a exercé dès le début une fonction de mémoire.
C’est notamment grâce à des films documentaires ou de fiction – Kampuchéa 78 (1978) de Nicolas Victorovic ou La Déchirure (1984) de Roland Joffé – qu’il a été très tôt possible de prendre la mesure de l’ampleur des crimes commis.
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